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Les OH doivent limiter leurs hausses de loyer

Soumis par Rédaction le
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Le Tribunal administratif du logement (TAL) a publié les indices de hausse de loyer pour les logements privés, ce qui inclut les logements abordables gérés par les offices d’habitation. Pour les logements non-chauffés, l’indice est de 3.1%  Pour les « services à la personne » comme les repas ou les loisirs, l’indice est de 6.7%.

Au Québec, les offices gèrent 24 000 logements abordables. Concrètement, s’ils n’ont pas une aide sous forme de PSL (programme de supplément au loyer), les locataires de ces immeubles ne paient pas 25% de leur revenu mais un loyer fixe. Ils sont directement concernés par ces indices et les loyers risquent de beaucoup augmenter si les offices appliquent aveuglément les indices du TAL. Pour plus de détails, voir notre article du 05 février : les hausses de loyer dans le logement abordable.

Rappeler aux offices leur mission sociale
Une hausse de loyer de 3.1% telle que permise par le TAL aurait un impact sur les budgets des locataires qui n’ont pas la même hausse de revenus et auront encore plus de difficultés à équilibrer leur budget. Il en est de même pour les frais de services rattachés aux personnes dans les résidences privées pour aînés (RPA).

On sait que les hausses de loyer trop salées ont des impacts négatifs sur la qualité de vie des locataires, apportent beaucoup de stress dans une résidence et finissent par nuire à l’ambiance et au voisinage. Et c’est sans compter les locataires qui tirent déjà trop l’élastique et qui devront couper dans leurs dépenses au risque de se retrouver en difficulté de paiement. 

Justement, la Société d’habitation du Québec vient de publier le tableau des taux d’indexation applicables depuis le 1er janvier 2026, pour les renouvellements automatiques des baux dans les HLM. Ces mêmes taux d’indexation devraient être applicables pour le loyer logement abordable. 

Les CCR et les locataires qui siègent au CA des offices, qui parlent aussi au nom des locataires des logements abordables gérés par leur office, devraient demander de plafonner la hausse de loyer et des coûts des services à 2.01% pour les aîné.e.s puisqu’une majorité est sur la Sécurité de la vieillesse. C’est une façon de respecter la capacité de payer du plus grand nombre.