Rôle d'une association

Les plaintes et la médiation

Les plaintes et la médiation

C’est un vrai casse-tête pour l’association et pour les locataires de savoir à qui adresser sa plainte.  Il y a deux sortes de plaintes : les plaintes individuelles et les plaintes collectives.  Ces plaintes prennent des parcours différents.

 

Les plaintes individuelles

Lorsqu'un problème touche seulement une personne, avant d'intervenir, l'association doit s'assurer que:

  1. La personne doit adresser sa plainte, dans la mesure du possible par écrit, à l’office.
  2. La personne peut ensuite faire part de sa plainte à l’association, si celle-ci ne s’est pas réglée dans un délai raisonnable.
  3. L’association peut, si elle trouve nécessaire, faire des démarches auprès des responsable de l'office.
  4. Si la situation ne débloque pas, l’association peut soumettre la plainte au comité consultatif (ou à son comité de secteur pour les offices de plus de 2 000 logements).

S’il n’est pas possible de solutionner le problème à l’intérieur du CCR (ou du comité de secteur), les deux personnes vous représentant au conseil d’administration de l’office peuvent décider de mettre la question à l’ordre du jour, lors d’une rencontre du CA.

Les plaintes collectives

Lorsqu’une plainte provient de plusieurs locataires ou concernent les services et espaces communs de l’immeuble, l’association doit en discuter lors de sa rencontre.  Ensuite, elle peut en faire part directement à l’office ou encore le soumettre au comité consultatif (ou de secteur).

L’association de locataires n’est pas dans l’obligation de défendre n’importe quelle cause.  Mais lorsque la cause est juste, l’association est en droit d’agir comme porte-parole de l’ensemble des locataires auprès de l’office.  On peut intervenir de façon très légitime, demander poliment des explications ou des actions de la part de l’office sans avoir nécessairement les baguettes en l’air.

L’association peut-elle jouer un rôle de médiatrice?

Lorsque nous habitons dans un immeuble à logements, il est courant qu’il y ait, à l’occasion, des conflits entre voisins et voisines.  Les associations de locataires peuvent jouer un rôle positif en prônant le dialogue entre voisin-e-s comme premier réflexe avant de déposer une plainte au propriétaire ou à la police.  Une association peut, si elle le veut, se trouver une ou des personnes responsables qui offriront d’agir comme médiatrices pour tenter de trouver des terrains d’entente lorsque cela est possible.  Comme association, on peut aussi réfléchir aux facteurs qui sont sources de conflits entre les locataires, par exemples : les portes ouvertes, la cigarette, les balançoires trop proches des fenêtres, la flânerie, etc.