Briser la loi du silence
Le harcèlement sexuel est un sujet tabou dans les HLM. Il se manifeste souvent dans les cas où une personne profite de son statut et exerce de l’abus de pouvoir envers les locataires des HLM, généralement de sexe féminin.
La loi prévoit des dispositions autant contenues dans le Code civil du Québec que dans la Charte des droits et libertés de la personne pour remédier à ce genre de situations déplorables.
Le harcèlement sexuel se définit comme étant : « une conduite se manifestant par des paroles, des actes ou des gestes à connotation sexuelle, généralement répétée ou non désirée, et qui sont de nature à porter atteinte à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique de la personne ou de nature à compromettre un droit, à entraîner pour elle des conditions de vie défavorables ».
S’inspirant d’un document publié par la Direction de la santé des personnes et des organismes du Secrétariat du Conseil du Trésor, la table de concertation sur les HLM publics a élaboré des pistes d’action qu’elle propose de mettre en application dans les OMH. Elle leur suggère de se doter d’un code de déontologie qui indique le processus de traitement de plaintes de harcèlement, le cas échéant. Le programme élaboré devrait contenir une approche préventive et proactive qui incite à prévenir au lieu de guérir. Ce code devrait permettre de porter une attention particulière au climat qui règne dans l’office et dans le milieu de vie des locataires ; de prévoir une personne chargée de la coordination du dossier du harcèlement sexuel et d’expliciter clairement son rôle ; de mettre en place des mécanismes d’assistance et de recours accessibles aux personnes victimes de harcèlement.
Que doit-on faire lorsque nous sommes victimes de harcèlement sexuel ? Deux types de démarches peuvent être entreprises : la démarche informelle et la démarche formelle.
Selon la démarche informelle, on peut inviter la victime à communiquer verbalement ou par écrit avec le présumé harceleur, afin de lui spécifier le problème ou solliciter l’aide d’une personne-ressource pour résoudre le conflit.
Lorsque le recours à la procédure informelle n’a pas porté fruit, on peut se tourner vers la démarche formelle de traitement des plaintes que l’on doit adresser à l’office. Dès lors, une personne désignée de l’ office devrait prendre en charge le traitement du dossier et en informera la personne visée par la plainte. Une enquête pourra être menée de façon confidentielle. Le rapport sera remis au directeur de l’Habitation sociale de Québec ou de Montréal qui désignera une personne responsable de donner suite à l’enquête.
Dites-vous bien que si vous êtes victime de harcèlement sexuel, vous n’êtes sûrement pas la seule dans cette situation. Dénoncer ces actes permet de rompre la loi du silence et par conséquent d’aider les autres personnes dans la même situation !
N’hésitez pas à contacter la FLHLMQ pour que nous puissions vous supporter dans vos démarches.