Qualité de l’air... nos HLM sont-ils malades ?
Suite à des représentations de la Santé Publique, la Société d’habitation du Québec a récemment dû intervenir dans deux municipalités, Sainte-Croix et Forestville, pour corriger des situations qui pouvaient porter atteinte à la santé des gens. Dans les deux cas, il a fallu la mobilisation des locataires pour forcer des solutions car les administrations locales avaient tendance à minimiser les problèmes.
Ces deux exemples ont cependant permis à la SHQ de prendre conscience de l’importance des problèmes causés par les infiltrations d’eau, l’humidité excessive et le manque de ventilation qui favorisent la multiplication des champignons et des moisissures. Ces champignons, mêmes invisibles, rendent le logement inconfortable et surtout, peuvent avoir des répercussions majeures sur la santé des résidants et résidantes.
Nous devons, comme association de locataires, nous soucier de la qualité de vie de nos membres et surtout, ne pas prendre à la légère ces questions. Alors, si nous remarquons que plusieurs locataires ont des problèmes de santé tels que :
• Irritation du nez, de la gorge et des yeux;
• Écoulement nasal;
• Rhumes, grippes, sinusites à répétition;
• Allergies respiratoires;
• Bronchites, asthme;
• Aggravation de maladies existantes;
• Infections;
• Détresse psychologique.
Il est alors important de vérifier si :
• Le degré d’humidité dépasse 60 % en hiver;
• On détecte des symptômes similaires chez plusieurs locataires;
• Ces mêmes symptômes diminuent, voir disparaissent à l’extérieur du logement;
• Ces symptômes sont apparus à l’emménagement;
• Ces symptômes sont plus importants en hiver et en automne;
• Ces symptômes sont apparus après un dégât d’eau, une inondation ou des pluies abondantes.
Si c’est le cas, il faut essayer de trouver les causes du problème. On peut se poser les questions suivantes :
• Y a-t-il eu des infiltrations d’eau dans les murs ? Y-a-t-il des fuites d’eau ?
• La ventilation fonctionne-t-elle ? Est-ce que l’OMH l’arrête quelques mois dans l’année ?
• Est-ce que les locataires utilisent leur ventilation individuelle ?
• Les vides sanitaires ou les planchers de béton sont-ils ventilés, bien drainés ?
• La plomberie et les gouttières sont-elles défectueuses ?
• Est-ce que les sécheuses déversent leur air chaud à l’intérieur ?
• Le sol est-il en contre-pente, le sol est-il argileux et retient-il l’eau, etc ?
Rendu à cette étape, il ne faut pas avoir peur de s’asseoir avec l’OMH pour analyser l’importance du dossier et rechercher ensemble les causes des problèmes de santé des locataires. Si les problèmes sont bien réels et que l’office n’a pas les moyens de réaliser les travaux nécessaires, il sera toujours possible de demander une intervention spéciale de la SHQ. L’argent ne constitue pas un argument valable quand on parle de santé publique.