CE QUE LES 120 000 LOCATAIRES DE HLM ATTENDAIENT DES PROCHAINES ÉLECTIONS AU QUÉBEC
Les 125 député-e-s du Québec ont reçu une lettre de la FLHLMQ leur demandant d’user de leur influence pour faire avancer la cause des familles et des personnes âgées habitant les HLM au sein de leur parti. Notre Fédération a également demandé à rencontrer les député-e-s qui ont la responsabilité d’élaborer le programme électoral du Parti Libéral et du Parti Québécois. Malheureusement, aucun des parties politiques n'a pris d'engagement en faveur des locataires d'HLM.
Voici, résumé en huit points, les principales préoccupations des 300 associations membres de la FLHLMQ.
La protection du parc HLM
-Conserver la propriété publique des HLM et garantir le maintien des loyers à 25 % des revenus des locataires.
-Augmenter de 82 à 100 millions $ par année, le budget pour moderniser les HLM.
-Regrouper les 553 offices d’habitations sur la base des 75 MRC pour consolider le réseau et offrir de meilleurs services aux locataires.
-Réaliser de nouveaux HLM pour répondre aux besoins des 35 000 demandeurs inscrits sur les listes d’attente.
L’amélioration des HLM comme milieu de vie
-Rendre obligatoire la consultation des locataires à l’intérieur des HLM en modifiant la Loi de la SHQ (à l’exemple de la Loi Belge) pour garantir que les Comités consultatifs de résidant-e-s ne seront pas des coquilles vides.
-Mieux financer l’action bénévole des 400 associations de locataires en HLM :
1- en augmentant de 15 $ à 21 $/logement/année la subvention de fonctionnement accordée aux associations par la Société d’habitation du Québec;
2- en supportant la mise en place par la FLHLMQ d’un programme de formation continue pour les locataires;
3- en convainquant tous les ministères de participer à la bonification du Programme d’aide à l’initiative communautaire et sociale (PAICS) pour en faire une véritable initiative gouvernementale contre la pauvreté dans les HLM.
-Modifier le règlement d’attribution des HLM pour allouer au moins 20 % des logements disponibles à des ménages travailleurs à faible revenu dans la perspective d’une plus grande mixité sociale à l’intérieur des grands ensembles pour famille.
-Préserver la vocation résidentielle des HLM pour des populations à faible revenu, autonomes ou avec des incapacités légères contre la volonté du Réseau de la Santé et des Services sociaux de les convertir en institutions pour des clientèles lourdes et non autonomes.