Les 16 et 17 janvier 2002, a eu lieu une session de travail pour débattre des meilleurs moyens de faire du développement communautaire et social dans les HLM. Cet événement réunissait une cinquantaine de personnes, dont plusieurs intervenants et intervenantes sociaux dans les OMH de plusieurs villes du Québec et des membres de la SHQ.
Les positions défendues par la FLHLMQ ont reçu un bon accueil. On peut les résumer ainsi :
Le projet de loi 49 prévoyant qu’il sera du mandat des OMH de « mettre en œuvre toute activité à caractère social et communautaire favorisant le mieux-être de leur clientèle ››, des ajustements budgétaires devront suivre pour appuyer cette reconnaissance en terme de ressources humaines, de locaux et d’équipements communautaires.
Dans la foulée de la loi 49 qui autorise les offices d’habitation à « mettre en œuvre toute activité à caractère social et communautaire favorisant le mieux-être de sa clientèle », la SHQ permet désormais aux OMH de constituer une réserve pour le développement communautaire et social. Cette réserve s’applique aux offices de 100 logements et plus qui doivent offrir plus de soutien à leur clientèle.
La réserve permettra aux OMH de conserver annuellement les économies réalisées à même les sommes dépensées dans l’enveloppe administration-conciergerie-entretien (ACE) et ce, jusqu’à concurrence de 1 % du budget. Cette réserve pourra servir à engager des ressources pour soutenir les locataires ou pour l’achat d’équipements communautaires.
Théoriquement, le 1 % de l’enveloppe ACE représente 57 000 $ à Québec, 12 000 $ à Trois-Rivières, 8 000 $ à Drummondville, mais seulement 1 850 $ à Asbestos et 274 $ à Carleton. Cependant, dans la réalité, la plupart des directeurs et directrices à qui nous avons parlé affirment qu’il sera extrêmement difficile de réaliser 1 % d’économies dans l’administration et l’entretien parce que ces budgets sont déjà insuffisants et que plusieurs dépenses sont fixes (taxes, salaires, etc.). Malgré toute la bonne volonté du monde, même les plus motivés doivent avouer que c’est un peu comme essayer d’extraire l’eau d’une roche.